{"id":254,"date":"2012-07-14T23:30:00","date_gmt":"2012-07-14T21:30:00","guid":{"rendered":"http:\/\/www.cartensac-routenvrac.com\/wp\/?p=254"},"modified":"2026-03-11T16:30:36","modified_gmt":"2026-03-11T15:30:36","slug":"kiwi-du-nord-dernier-acte","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/www.cartensac-routenvrac.com\/wp\/kiwi-du-nord-dernier-acte\/","title":{"rendered":"Kiwi du nord, dernier acte!"},"content":{"rendered":"\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Wellington, aMus\u00e9e-Vous!<\/h2>\n\n\n\n<p>Ce mardi 3 juillet, apr\u00e8s 3 heures pass\u00e9es sur le Ferry, nous parvenons sur l\u2019\u00eele du Nord, dans la capitale n\u00e9o-z\u00e9landaise, Wellington. Qui dit capitale dit \u00ab&nbsp;difficult\u00e9&nbsp;\u00bb \u00e0 stationner. Nous nous attendons donc \u00e0 devoir tourner en rond un long moment avant de pouvoir \u00e9tablir notre campement et partons donc aussit\u00f4t \u00e0 la conqu\u00eate de l\u2019endroit id\u00e9al. A peine avons-nous franchi la limite de la proche banlieue qu\u2019un parking parfaitement accueillant nous tend les bras. Ni une ni deux, nous sommes chez nous&nbsp;! Par la fen\u00eatre du van et malgr\u00e9 les quelques kilom\u00e8tres qui nous s\u00e9parent de Wellington, \u00e9clair\u00e9e de ses mille feux, celle-ci nous offre une vue imprenable de son centre-ville.<\/p>\n\n\n\n<!--more-->\n\n\n\n\n\n<p>Le lendemain, \u00e0 la premi\u00e8re heure, nous sommes aux pieds de Te Papa Tongarewa, le mus\u00e9e national de Wellington. \u00ab&nbsp;Bien plus qu\u2019un simple mus\u00e9e&nbsp;\u00bb peut-on lire \u00e0 l\u2019entr\u00e9e du b\u00e2timent. Pour tout vous dire, il ne nous faudra pas plus d\u2019une heure pour en \u00eatre convaincus&nbsp;! Te Papa est le reflet de l\u2019approche culturelle des kiwis&nbsp;: gratuit, interactif, p\u00e9dagogique, immense, l\u2019accueil n\u2019en est pas pour le moins n\u00e9glig\u00e9. Tout d\u2019abord surpris de constater que, m\u00eame \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur des lieux culturels, l\u2019enfant kiwi est libre d\u2019aller et venir, courir, sauter, grimper, toucher, nous ne doutons pas un instant qu\u2019il s\u2019agit l\u00e0 d\u2019un atout consid\u00e9rable qui semble rendre la jeune g\u00e9n\u00e9ration curieuse et int\u00e9ress\u00e9e. A chaque \u00e9tage, de nouvelles d\u00e9couvertes et les moyens pour rendre vivant le mus\u00e9e ne sont pas n\u00e9glig\u00e9s. De l\u2019\u00e9volution g\u00e9ologique de Z\u00e9alandia \u00e0 sa biodiversit\u00e9 incroyable et si fragile, en passant par la culture Maori, son histoire coloniale, son art contemporain, sans oublier les \u00ab&nbsp;Jours Dor\u00e9s&nbsp;\u00bb de ces 100 derni\u00e8res ann\u00e9es. Alors que nous circulons d\u2019exposition en exposition, les yeux grands ouverts, nous nous laissons attirer par les espaces d\u2019exp\u00e9rimentation propos\u00e9s \u00e0 chaque \u00e9tage pour les plus jeunes. Qui n\u2019a jamais r\u00eav\u00e9 de gravir le c\u0153ur d\u2019une baleine et de traverser d\u2019un bout \u00e0 l\u2019autre ses art\u00e8res&nbsp;?\u2026 Nous ne pouvons rejeter la question qui nous vient \u00e0 l\u2019esprit devant tant de moyens, sans y apporter un brin de r\u00e9ponse&nbsp;: \u00ab&nbsp;Quel est le secret de cette potion magique culturelle&nbsp;?&nbsp;\u00bb L\u2019absence de frilosit\u00e9 sans aucun doute&nbsp;: \u00e0 la sortie du mus\u00e9e, on ne peut ignorer les grands fanions publicitaires, marque d\u2019un sponsoring cons\u00e9quent. Voil\u00e0 le prix d\u2019une culture que nous, fran\u00e7ais, ne sommes pas encore pr\u00eats \u00e0 payer\u2026<\/p>\n\n\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/web.archive.org\/web\/20190309093742\/http:\/lh6.ggpht.com\/-6-poC_yqils\/UAwcGyXy4KI\/AAAAAAAARRM\/OJeP9oYYaMw\/IMG_5102.JPG?imgmax=640\"><\/a><\/p>\n\n\n\n\n\n\n\n\n\n<p>Un tour dans la ville, une visite guid\u00e9e au Parlement, et nous retournons nous r\u00e9fugier \u00e0 Te Papa pour y finir la journ\u00e9e. Conscients que nous ne pourrons tout visiter, nous h\u00e9sitons un instant \u00e0 rester une nuit suppl\u00e9mentaire dans la capitale mais sommes aussit\u00f4t rappel\u00e9s par notre d\u00e9sir de d\u00e9couvrir le pays de nos propres yeux. Nous avons d\u00e9j\u00e0 parcouru 2500km sur l\u2019\u00eele du Sud et esp\u00e9rons bien profiter tout autant de l\u2019\u00eele du Nord. 10 jours ne seront pas de trop&nbsp;!<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Whanganui River Drive<\/h2>\n\n\n\n<p>Ce jeudi 6 juillet, nous arrivons \u00e0 Whanganui t\u00f4t dans la matin\u00e9e. Apr\u00e8s un passage devenu habituel au centre d\u2019informations, nous sommes fin pr\u00eats \u00e0 d\u00e9couvrir la r\u00e9gion mais avant tout, nous avons besoin de nous \u00e9tablir dans un camping&nbsp;: nous mourrons d\u2019envie de nous jeter sous une douche et la lessive ne souhaite plus attendre. Nous \u00e9lisons notre campement sur un terrain tr\u00e8s local. Si la cuisine et les sanitaires n\u2019ont rien d\u2019un camping 5 \u00e9toiles, autour de nous, les bus am\u00e9nag\u00e9s nous laissent songeurs. Nous profitons de quelques \u00e9claircis pour visiter la ville de Whanganui. Dans la soufflerie de verre, il nous faut regretter de ne pouvoir admirer les artistes \u00e0 l\u2019\u0153uvre et nous contenter de la galerie, toutefois assez int\u00e9ressante. Nous nous laissons charmer par les rues et leurs boutiques traditionnelles, pour la plupart artistiques, avant de nous plonger avec grand int\u00e9r\u00eat dans la Sarjeant Gallery. Un univers de toiles, sculptures et \u0153uvres originales d\u2019artistes et de jeunes talents r\u00e9v\u00e9l\u00e9s au sein des \u00e9coles de la ville, par le biais d\u2019ateliers d\u2019arts plastiques dirig\u00e9s par les artistes eux-m\u00eames. De quoi donner quelques id\u00e9es d\u2019ateliers \u00e0 Mlle Cartensac qui ne cesse de remplir son carnet depuis le d\u00e9but du voyage.<\/p>\n\n\n\n\n\n\n\n\n\n<p>Si la ville pr\u00e9sente un charme certain, nous avons pris la direction de Whanganui en grande partie pour parcourir sa rivi\u00e8re. Et pour cela, nul besoin de bateau&nbsp;! La rivi\u00e8re, rendue marron par l\u2019\u00e9rosion, ch\u00e8re aux yeux des Maoris pour tous les secrets qu\u2019elle rec\u00e8le dans ses eaux comme sur sa rive, est long\u00e9e par une route plus ou moins facile d\u2019acc\u00e8s que nous nous empressons de d\u00e9fier. Aid\u00e9s par une carte, nous nous arr\u00eatons pour admirer chacun de ses myst\u00e8res. Au bout d\u2019une dizaine de kilom\u00e8tres d\u00e9j\u00e0, nous d\u00e9couvrons avec expectation un ph\u00e9nom\u00e8ne naturel pour le moins \u00e9trange&nbsp;: la falaise qui longe la rivi\u00e8re est incrust\u00e9e de millions et millions d\u2019hu\u00eetres. Nous nous arr\u00eatons pour l\u2019admirer de plus pr\u00e8s. La composition de ce mur de fruits de mer n\u2019a rien de rassurant. Dans notre main, la terre m\u00eal\u00e9e du coquillage s\u2019effrite aussi facilement qu\u2019un caillou de sable. Avertis par le ph\u00e9nom\u00e8ne, nous restons abasourdis de le voir se r\u00e9p\u00e9ter sur plus de 3km. Tous les 10km environ, d\u2019\u00e9normes roches \u00e9boul\u00e9es sur la route ne sont pas l\u00e0 pour nous rassurer. Il faut dire que la d\u00e9forestation de masse en Nouvelle-Z\u00e9lande n\u2019a pas eu d\u2019effet b\u00e9n\u00e9fique. Bien au contraire, d\u00e9nu\u00e9es de leurs racines, les montagnes affaiblies, s\u2019\u00e9crasent peu \u00e0 peu, exposant leurs alentours \u00e0 des risques in\u00e9vitables. De ci de l\u00e0, nous nous laissons ainsi surprendre par cette route aux mille visages. Le Korinihi Marae, village traditionnel Maori, nous ouvre ses portes. Etrangement, nous n\u2018y croiserons pas \u00e2me qui vive mais aurons la chance d\u2019approcher de pr\u00e8s nos premiers b\u00e2timents Maoris, de quoi nous ouvrir l\u2019app\u00e9tit. \u00ab&nbsp;Qu\u2019est-ce que c\u2019est dans cet arbre&nbsp;?&nbsp;\u00bb demande Mlle Cartensac. \u00ab&nbsp;On dirait des oranges mais elles ont la taille d\u2019un citron\u2026&nbsp;\u00bb Intrigu\u00e9e, elle ramasse l\u2019un de ces fruits pour l\u2019\u00e9plucher. \u00ab&nbsp;C\u2019est un agrume en effet, mais il n\u2019a pas l\u2019air comestible&nbsp;\u00bb analyse Mr Routenvrac pour d\u00e9courager la curieuse avant de piocher lui-m\u00eame un fruit dans un arbre. \u00ab&nbsp;\u00c7a, par contre, je pense que c\u2019est un fruit de la passion&nbsp;!&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n\n\n\n\n\n\n\n\n\n\n\n\n\n\n<p>A Kawana, un petit village situ\u00e9 quelques kilom\u00e8tres plus loin, nous sommes invit\u00e9s \u00e0 entrer pour visiter le moulin \u00e0 farine hydraulique. D\u00e9finitivement, nous sommes conquis par cette ouverture d\u2019esprit n\u00e9o-z\u00e9landaise qui ne se prive pas de confiance envers ses visiteurs. \u00ab&nbsp;Ben y\u2019a plus qu\u2019\u00e0 bosser&nbsp;!&nbsp;\u00bb lance Mlle Cartensac la corde dans les mains. \u00ab&nbsp;Ne va pas nous faire une b\u00eatise&nbsp;\u00bb ricane Mr Routenvrac, confiant\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>La rivi\u00e8re de Whanganui finit de nous s\u00e9duire sur les derniers kilom\u00e8tres, nous offrant de magnifiques vues, semant au passage quelques ultimes myst\u00e8res. \u00ab&nbsp;Non mais tu as vu cette ouverture ?&nbsp;\u00bb s\u2019\u00e9tonne Mr Routenvrac devant un trou d\u2019eau sorti de nulle part. \u00ab&nbsp;Il y aurait la place d\u2019y faire entrer un homme. Je me demande si quelqu\u2019un l\u2019a d\u00e9j\u00e0 explor\u00e9e\u2026&nbsp;\u00bb L\u2019exploration pour nous s\u2019arr\u00eatera l\u00e0. Nous n\u2019emprunterons d\u2019ailleurs pas l\u2019un des multiples bateaux menant au \u00ab&nbsp;Pont de Nulle part&nbsp;\u00bb, l\u2019aboutissement touristique de la rivi\u00e8re. Ce pont, construit en 1917, fut le premier \u00e9l\u00e9ment d\u2019une route qui ne verra jamais le jour et restera l\u00e0 pour faire r\u00eaver les touristes.<\/p>\n\n\n\n\n\n\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Whakarewarewatangaoteopetauaawahiao&nbsp;!<\/h2>\n\n\n\n<p>C\u2019est dans la ville de Roturua, au village de Whakarewarewa&nbsp;que nous comptons nous en apprendre davantage sur la culture Maori ! \u00abWhakarewarewa&nbsp;\u00bb voil\u00e0 un nom typiquement Maori adapt\u00e9 pour nous, occidentaux. Mais lorsque l\u2019on essaie de prononcer le nom en entier, aid\u00e9s de notre guide Maori, cela donne \u00ab&nbsp;Whakarewarewatangaoteopetauaawahiao&nbsp;\u00bb.&nbsp; Quelle profonde satisfaction de parvenir \u00e0 prononcer le nom dans son int\u00e9gralit\u00e9. Premier point \u00e0 noter, le Maori a des capacit\u00e9s d\u2019articulation ph\u00e9nom\u00e9nales&nbsp;! Avant de nous plonger dans l\u2019univers de cette culture, un petit cours d\u2019histoire nous aidera \u00e0 mieux situer la place de cette civilisation n\u00e9o-z\u00e9landaise.<\/p>\n\n\n\n<p>La Nouvelle-Z\u00e9lande est l\u2019une des derni\u00e8res terres de la plan\u00e8te o\u00f9 les hommes se sont install\u00e9s. Il y a de cela un peu plus de 1000 ans, des populations de l\u2019Est de la Polyn\u00e9sie immigraient au Nord de l\u2019\u00eele du Nord, \u00e0 bord de wakas, des pirogues Maoris construites pour voyager en s\u00e9curit\u00e9 d\u2019\u00eele en \u00eele \u00e0 l\u2019aide des syst\u00e8mes m\u00e9t\u00e9orologiques subtropicaux. Durant des si\u00e8cles, ils parviennent \u00e0 s\u2019\u00e9tendre sur les deux \u00eeles principales constituant la Nouvelle-Z\u00e9lande, structurant leur soci\u00e9t\u00e9 en iwi (tribus), la subdivisant en hapu (clans) et encore en whanau (parent\u00e8les). C\u2019est en 1642 que le premier explorateur europ\u00e9en, Abel Tasman, pose le pied en terre n\u00e9o-z\u00e9landaise, sur la c\u00f4te occidentale, pensant d\u00e9couvrir un continent. La suite, vous la connaissez, c\u2019est l\u2019histoire de la colonisation. Toutefois, malgr\u00e9 des si\u00e8cles d\u2019affrontement, le peuple Maori est parvenu \u00e0 conserver son identit\u00e9 culturelle, aujourd\u2019hui encore tr\u00e8s respect\u00e9e en Nouvelle-Z\u00e9lande. Alors que l\u2019on annon\u00e7ait un d\u00e9clin des populations Maoris et bien que les mariages mixtes soient aujourd\u2019hui entr\u00e9s dans les m\u0153urs, la culture Maori a retrouv\u00e9 une vitalit\u00e9, beaucoup ayant conserv\u00e9 leur identit\u00e9 culturelle. N\u2019avez-vous pas eu vent de leur c\u00e9l\u00e8bre Haka?<\/p>\n\n\n\n<p>Lorsque notre guide nous invite \u00e0 entrer dans le village, quelque chose de surprenant nous saute aux yeux et au corps&nbsp;! La chaleur&nbsp;! Le village de Whakarewarewa a pour particularit\u00e9 d\u2019\u00eatre construit sur une zone \u00e0 forte activit\u00e9 thermale. Et rien dans ce village n\u2019est laiss\u00e9 au hasard. Les sources thermales sont exploit\u00e9es sous toutes les formes. Dans la cuisine communale, nous d\u00e9couvrons des \u00ab&nbsp;Bo\u00eetes \u00e0 vapeur&nbsp;\u00bb servant \u00e0 cuire viandes, g\u00e2teaux et autres pr\u00e9parations culinaires. Les l\u00e9gumes, en revanche sont cuits \u00e0 98\u00b0 dans une source d\u2019eau naturelle\u2026 Qui a parl\u00e9 d\u2019\u00e9lectricit\u00e9&nbsp;? \u00ab&nbsp;Ici, cuisiner c\u2019est gratuit&nbsp;!&nbsp;\u00bb se pla\u00eet \u00e0 r\u00e9p\u00e9ter notre guide. Le jardin potager a lui, trouv\u00e9 sa place dans d\u2019immenses caisses en bois. \u00ab&nbsp;Planter dans le sol, nous avons essay\u00e9 durant des ann\u00e9es\u2026 Nos plants de l\u00e9gumes \u00e9taient cuits avant m\u00eame de pousser&nbsp;!&nbsp;\u00bb Nous d\u00e9couvrons toute une organisation respect\u00e9e par chaque membre du village et perdur\u00e9e de g\u00e9n\u00e9ration en g\u00e9n\u00e9ration. Ici, le bain se prend tous ensemble, \u00e0 17h, lorsque tous les touristes sont partis. Le chauffage au sol naturel nous impressionne. \u00ab&nbsp;L\u2019\u00e9t\u00e9, il devient impossible de marcher pieds nus&nbsp;\u00bb nous explique notre guide avec passion. Les baignoires communes jouxtent l\u2019ancienne piscine. \u00ab&nbsp;Un jour de 1886, alors que les enfants se baignaient paisiblement et que les parents les surveillaient depuis le haut, la piscine s\u2019est subitement vid\u00e9e. Nous n\u2019avons pas cherch\u00e9 \u00e0 comprendre et avons ordonn\u00e9 aux enfants de s\u2019en \u00e9loigner.&nbsp;Depuis, la piscine est ferm\u00e9e et semble pr\u00eate \u00e0 s\u2019\u00e9crouler&nbsp;\u00e0 tout moment.&nbsp;\u00bb Rien de tout ce qui nous entoure ne semble ni vraiment normal, ni vraiment anormal. Une chose est s\u00fbre&nbsp;: la population de ce village conna\u00eet sa chance de jouir d\u2019un pareil ph\u00e9nom\u00e8ne et ne s\u2019en remettrait pour rien au monde \u00e0 un mode de vie plus moderne\u2026 Notre guide nous conduit dans chaque partie du village, nous enseignant rituels et cultures Maoris, nous expliquant m\u00eame la c\u00e9r\u00e9monie des deuils ayant lieu dans la maison du centre du village.<\/p>\n\n\n\n\n\n\n\n\n\n\n\n<p>Dans la salle de spectacle, la troupe du village s\u2019est rassembl\u00e9e pour mettre en sc\u00e8ne ses danses, chants, hakas et jeux traditionnels. Mr Routenvrac ne se fait pas prier pour accompagner la tribu. Les yeux exorbit\u00e9s selon les consignes donn\u00e9es, il prend un malin plaisir \u00e0 sortir sa langue, frappant vivement sur sa poitrine, tapant du pied avec fracas, tentant ainsi d\u2019impressionner ses adversaires&nbsp;! Euh, quels adversaires&nbsp;? C\u2019est vrai qu\u2019on s\u2019y croirait vraiment&nbsp;!<\/p>\n\n\n\n\n\n\n\n\n\n\n\n<p>A l\u2019extr\u00e9mit\u00e9 du village, nous observons de loin, les geysers jaillir du sol. Un spectacle \u00e9tonnant et pourtant quotidien dans ce village. \u00ab&nbsp;Celui-l\u00e0 jaillit une fois par jour et cet autre une fois par heure&nbsp;!&nbsp;\u00bb nous annonce encore notre guide. Les explications ne seront pas pour aujourd\u2019hui. Profiter sans pouvoir jamais comprendre, voil\u00e0 qui rend le village myst\u00e9rieux et confortable \u00e0 la fois pour ses dizaines d\u2019occupants. Alors que le village se vide petit \u00e0 petit de ses touristes, enchant\u00e9s par tant de d\u00e9couvertes, nous poussons la porte de la r\u00e9ception esp\u00e9rant y trouver quelques informations suppl\u00e9mentaires. Au fond de la pi\u00e8ce, notre guide s\u2019est assise par terre. Accompagn\u00e9 de son coll\u00e8gue Maori, elle tisse les fibres de v\u00e9g\u00e9taux pour cr\u00e9er les fameux cloacs, habits traditionnels Maoris devant lesquels Mr Routenvrac est tomb\u00e9 sous le charme au mus\u00e9e Te Papa. Mlle Cartensac, impressionn\u00e9e par la technique m\u00e9ticuleuse vient s\u2019assoir aupr\u00e8s d\u2019eux. Heureux de l\u2019int\u00e9r\u00eat port\u00e9 \u00e0 son art, l\u2019homme Maori, entreprend de nous expliquer ses gestes et offre un \u00e0 un des souvenirs pr\u00e9cieux \u00e0 Mlle Cartensac. Notre guide, interpel\u00e9e depuis notre arriv\u00e9e par la canne de Mlle Cartensac, lui conseille une derni\u00e8re fois. \u00ab&nbsp;Vous devriez aller prendre un bain au Polynesian Spa de Roturua. Les eaux thermales font tant de bien\u2026&nbsp;\u00bb Charm\u00e9s par sa gentillesse, nous la remercions une fois encore et, bien qu\u2019\u00e9puis\u00e9s, d\u00e9cidons de suivre ses conseils. Direction le Polynesian Spa&nbsp;!<\/p>\n\n\n\n\n\n\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Th\u00e9 bouillu, T\u2019es foutu!<\/h2>\n\n\n\n<p>Ce lundi 8 juillet n\u2019est pas un jour comme les autres\u2026 Rien n\u2019indiquait qu\u2019il fallut s\u2019en m\u00e9fier et pourtant\u2026 Nous avons pass\u00e9 la nuit au camping Hot Springs. La table du petit d\u00e9jeuner est dress\u00e9e dans le camper-van. Mr Routenvrac d\u00e9pose les boissons chaudes sur la table et s\u2019installe face \u00e0 Mlle Cartensac. Et\u2026 Tout s\u2019acc\u00e9l\u00e8re. Dans un mouvement de bras, il renverse son th\u00e9 bouillant sur son pantalon. Sur le coup, la douleur vive s\u2019\u00e9vanouit. Puis c\u2019est le froid qui s\u2019empare de son corps et l\u00e0, Mr Routenvrac comprend que les br\u00fblures qui le saisissent sous son jogging n\u2019ont rien de superficiel. C\u2019est la panique \u00e0 bord et pourtant, parce qu\u2019il le faut bien, nous g\u00e9rons\u2026 Notre voisin, pompier de m\u00e9tier, nous conseille&nbsp;: 20 minutes sous l\u2019eau froide. Mr Routenvrac souffre mais il sait qu\u2019il n\u2019y a rien d\u2019autre \u00e0 faire qu\u2019ob\u00e9ir. On voudrait tant revenir en arri\u00e8re mais \u00e0 quoi bon y penser\u2026 L\u2019ambulance arrive enfin\u2026 L\u2019h\u00f4pital d\u2019Hamilton est \u00e0 48km. Mlle Cartensac s\u2019empresse de tout ranger, vide le petit d\u00e9jeuner dans un tiroir. Apr\u00e8s tout, il n\u2019a pas m\u00e9rit\u00e9 meilleur sort. Avant de prendre la route, dans un effort, Mr Routenvrac offre son plus beau sourire \u00e0 Mlle Cartensac&nbsp;: \u00ab&nbsp;Pense \u00e0 prendre des photos\u2026 \u00bb Des photos\u2026 Mlle Cartensac a beaucoup d\u2019humour mais l\u00e0, il lui faut un sacr\u00e9 second degr\u00e9 pour sortir l\u2019appareil de son \u00e9tui. Dans le campervan comme dans l\u2019ambulance, la route parait interminable. Mr Routenvrac devra essuyer les d\u00e9buts d\u2019un infirmier un peu maladroit&nbsp;; trois piq\u00fbres pour le prix d\u2019une\u2026 \u00ab&nbsp;Je ne suis pas \u00e0 \u00e7a pr\u00e8s&nbsp;\u00bb lui souffle-t-il gentiment. \u00ab&nbsp;Il faut bien que vous appreniez&nbsp;!&nbsp;\u00bb L\u2019homme semble g\u00ean\u00e9 mais accepte les encouragements. A l\u2019arriv\u00e9e, Mr Routenvrac est pris en charge par un, deux, trois puis quatre m\u00e9decins. Apr\u00e8s trois diagnostics, nous ne sommes pas tr\u00e8s rassur\u00e9s. Et puis finalement&nbsp;: \u00ab&nbsp;Dans deux semaines, tout sera gu\u00e9ri!&nbsp;\u00bb Br\u00fblures au second degr\u00e9, tout de m\u00eame Mr Routenvrac n\u2019a pas fait les choses \u00e0 moiti\u00e9. L\u2019h\u00f4pital est sympa, le personnel bienveillant, les soins prodigu\u00e9s avec attention et le chauffage n\u2019est pas \u00e0 n\u00e9gliger. Nous optons pour une nuit sur place. Mlle Cartensac dormira sur un parking au pied de l\u2019h\u00f4pital.<\/p>\n\n\n\n\n\n\n\n\n\n\n\n<p>Le lendemain, c\u2019est dans ce contexte quelque peu particulier, que nous embarquons dans notre van \u00e0 quelques jours de notre retour de voyage !<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Canap\u00e9 avec vue !<\/h2>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Bienvenue&nbsp;!&nbsp;\u00bb nous lance Jon en nous ouvrant la porte de son immeuble. Il nous attendait. Alert\u00e9 sur la situation par un mail de notre part, il semble avoir d\u00e9cid\u00e9 de nous offrir la plus belle fin de voyage possible. Il nous installe dans son appartement, un v\u00e9ritable petit bijou situ\u00e9 sur le port d\u2019Auckland. \u00ab&nbsp;Voil\u00e0 votre chambre&nbsp;!&nbsp;\u00bb nous annonce-t-il en indiquant \u00e0 l\u2019autre bout du salon, une suite splendide. Il a d\u00e9pos\u00e9 des draps de bain dans Notre salle de bain. \u00ab&nbsp;Soyez ici chez vous&nbsp;!&nbsp;\u00bb Alors qu\u2019il s\u2019affaire aux fourneaux, il nous propose de nous d\u00e9lasser dans le canap\u00e9 pour profiter de la vue sur le port. Quelques minutes plus tard, bougies sur la table, Jon nous invite \u00e0 passer \u00e0 table, bouteille de vin \u00e0 la main. Les pr\u00e9sentations sont faites. Jon, c\u2019est l\u2019ami que nous ne pouvions esp\u00e9rer en pareille situation. Aussi passionnant qu\u2019int\u00e9ress\u00e9, nous pouvons discuter de voyage, de pays, de rencontres, de projets\u2026 Retrait\u00e9, Jon a trouv\u00e9, gr\u00e2ce au site couchsurfing, un moyen de partage, d\u2019\u00e9change et de voyage qui correspond parfaitement \u00e0 sa philosophie de vie.<\/p>\n\n\n\n\n\n\n\n\n\n<p>Certes d\u00e9\u00e7u de ne pouvoir profiter de la ville mais contraint \u00e0 rester allong\u00e9, Mr Routenvrac accepte de se pr\u00e9lasser dans le salon. Mlle Cartensac profite de quelques sorties avec Jon pour d\u00e9couvrir les alentours de la ville. \u00ab&nbsp;Ce soir c\u2019est moi qui cuisine&nbsp;!&nbsp;\u00bb propose-t-elle. Si Jon est un parfait h\u00f4te, il se laisse inviter avec tout autant de plaisir. Mlle Cartensac n\u2019h\u00e9site alors plus \u00e0 prendre possession de la cuisine, Jon ne cessant de r\u00e9p\u00e9ter \u00ab&nbsp;Merci, c\u2019est d\u00e9licieux&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n\n\n\n\n\n\n<p>Ce vendredi 13 juillet, Mr Routenvrac se sent d\u00e9j\u00e0 un peu mieux et nous d\u00e9cidons de partir tous les trois, faire une balade \u00e0 bord du campervan. Jon prend son r\u00f4le de guide au s\u00e9rieux, nous menant de plage en plage. Nous retrouvons avec grand plaisir l\u2019air marin. Mais au fait, c\u2019est aujourd\u2019hui que nous rentrons&nbsp;?\u2026 Apr\u00e8s un rapide d\u00e9jeuner dans notre dernier \u00ab&nbsp;chez nous&nbsp;\u00bb, Jon nous aide \u00e0 descendre nos bagages. Nous nous embrassons. \u00ab&nbsp;Jon, tu es notre dernier h\u00f4te mais pas des moindres\u2026 Merci pour tout&nbsp;!&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">25h pour boucler la boucle<\/h2>\n\n\n\n<p>Nous d\u00e9posons notre compagnon de route \u00e0 l\u2019agence Apollo. Il semble satisfait de rejoindre ses fr\u00e8res et nous ne sommes pas m\u00e9contents de lui rendre sa libert\u00e9, retrouvant la n\u00f4tre en m\u00eame temps. L\u2019a\u00e9roport se trouvant tout pr\u00e8s, nous y sommes conduits par une navette de l\u2019agence.<\/p>\n\n\n\n\n\n\n\n\n\n<p>Il nous aura fallu pr\u00e8s de 9 mois pour parcourir la moiti\u00e9 du globe. En 25 heures, nous allons, non pas faire marche arri\u00e8re, mais effectuer la deuxi\u00e8me moiti\u00e9. Finalement, nous l\u2019aurons boucl\u00e9 ce tour du monde&nbsp;!!!<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;D\u00e9sirez-vous un ap\u00e9ritif&nbsp;?&nbsp;\u00bb nous demande l\u2019h\u00f4tesse en passant avec son charriot. \u00ab&nbsp;Champagne&nbsp;!&nbsp;\u00bb lui r\u00e9pondons-nous avant de lui expliquer ce que nous f\u00eatons. Les yeux dans les yeux, nous pouvons fi\u00e8rement savourer le plaisir de l\u2019avoir fait&nbsp;! Les images se bousculent, certaines tentent de se frayer un chemin, redoutant de tomber dans l\u2019oubli. \u00ab&nbsp;Tu te souviens quand on \u00e9tait en Chine et que\u2026&nbsp;\u00bb Se souvenir, voil\u00e0 ce qu\u2019il nous reste \u00e0 pr\u00e9sent. Evidemment, un peu de nostalgie nous guette, mais ce ne sera que pour mieux penser aux prochains voyages. L\u2019escale \u00e0 Los Angeles est furtive. Pour nous elle n\u2019est que symbole. L\u2019Am\u00e9rique, ce sera pour une prochaine fois, peut-\u00eatre m\u00eame \u00e0 v\u00e9lo\u2026 Allez, cette fois-ci, on embarque pour de bon. A 11h30, heure locale, nous atterrissons sur le sol fran\u00e7ais. A 13h, nous posons le pied sur le sol fran\u00e7ais. Un comit\u00e9 d\u2019accueil s\u2019impatiente !!!<\/p>\n\n\n\n\n\n\n\n\n\n<p>Retrouvez l\u2019album complet&nbsp;<a href=\"https:\/\/web.archive.org\/web\/20190309093742\/http:\/cartensac-routenvrac.com\/photos\/?album=KiwiDuNordDernierActe\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">ici<\/a>&nbsp;!!<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Wellington, aMus\u00e9e-Vous! Ce mardi 3 juillet, apr\u00e8s 3 heures pass\u00e9es sur le Ferry, nous parvenons sur l\u2019\u00eele du Nord, dans la capitale n\u00e9o-z\u00e9landaise, Wellington. Qui dit capitale dit \u00ab&nbsp;difficult\u00e9&nbsp;\u00bb \u00e0 stationner. 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